fhaïoo !
l' intégrale
"Le petit Thaïo" est un ramassis de conneries







Sinon vous pouvez me dire quelque chose
bleupapal@neuf.fr


Bien à vous

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Blang blong et allez !
Aéroport de Vienne.
Deux bouteilles de Chivas qui ne passent pas le portillon d'accès à la salle d'embarquement.
Aucun liquide autorisé dans l'avion.
Et qui terminent leur voyage dans la poubelle avant de l'avoir commencé.
A mon avis elles ne vont pas y rester longtemps.



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Avion.
J'avais demandé un siège en bord de couloir. C'est un malabar qui l'a.
Une gentille brute haltérophile Ouzbékistan aise de 110 kilos
qui d'entrée pose son épaule affectueuse sur la mienne. Normal il dépasse des deux côtés du siège.
Heureusement à ma droite j'ai un étudiant asiatique tout petit. Celui-là S'il fait seulement mine de vouloir
l'accoudoir je le liquéfie.
La brute dort la tête penchée en avant appuyée sur le fauteuil de devant.
Sur 9 heures de vol c'est seulement à la dernière qu'elle a compris qu'elle pouvait se pencher un peu
du côté du couloir au lieu de m'écraser. Ou alors j'ai pas tout compris.


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Petite musique.Compte à rebours. Ça commence.
L'amour d'un peuple pour son Roi. Photos à tous les étages.
L'hymne nationale est diffusé tous les jours et se doit d'être écouté debout et immobile.
La première fois que je déambulai entre tous ces corps statufiés on m'a fait les gros yeux.



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Chaleur.Bruit.Bangkok.Circulation.Ils dorment partout.
Ils sont fatigués, il fait trop chaud alors partout ils somnolent.
Dans les jardins, les bateaux, les bus. Ambiance de nurserie.



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Les bus à 7 baths.
Ouverts aux quatre vents, patinés par le temps.
Ils roulent encore, des musées ambulants.
On entre dedans, ou plutôt on saute et dans certains on se retrouve comme dans une église .
Au sol du parquet en bois d'une autre génération.
Il en émane de ferventes vibrations d'une vie de labeur.
Aurore vers une journée de turbin dans la crudité du premier soleil,
retour dans la nuit et la sérénité,le coeur gonflé. Trajet dix mille fois répété,
et voilà tous ces esprits passés qui rayonnent et font voler encore une fois ces
antiques vaisseaux à travers la ville hurlante comme autant de messages d'humanité.



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Délirium épais

L'oisiveté mène à tous les vices.
Le cerveau étant le muscle le plus feignant du corps humain
lui lâcher la bride équivaut à signer sa déchéance.
Jean Cocteau est devenu opiomane en Asie.


Faire des choses laides et interdites est humain, mais on doit se cacher pour ça.
Mitterand a essayé de nous le dire en mangeant des ortolans.



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Je vous la fais courte.
Un jour que Shiva était parti vaquer depuis plusieurs mois, 
l'une de ses deux femmes qui  s'ennuyait  ferme décide de faire un enfant avec un peu de sa peau et d'eau.
Elle décide qu'il soit déjà grand et fort tant qu'à faire et le plante devant sa
porte avec l'ordre de ne laisser entrer personne. Arrive Shiva qui se voit refuser 
l'entrée et qui de colère coupe la tête au bel Apollon.
« Quoi? » Madame Shiva n'est pas contente et Shiva cours dans la forêt 
avec ordre de mettre la tête du premier animal venu sur le corps de son pauvre fils décapité. 
Et ce fût un éléphant.
Ganesh, fils de Shiva, Dieu à tête d'éléphant et ayant pour monture un rat (!)
 est paraît-il le préféré des jeunes Thaïlandais. Par exemple en cette période d'examens 
il est très apprécié et reçoit de nombreuses offrandes.
Ganesh est gourmand et il est souvent représenté la trompe dans un sac de bonbons.
 Un jour qu'il fut effrayé par je sais plus quoi il est désarçonné de son rat et s'ouvre le ventre dans sa chute.
 Il ramasse alors tous les bonbons sortis pour les y remettre puis se recoud avec un serpent qui passait par là, 
qu'il a gardé autour de la taille. Puis il s'arrachera un morceau de défense 
qu'il lancera vers la lune qui se moquait de lui. Dixit la guide interprète du musée national. 
C' était son premier jour de guide, je me demande si elle a pas fumé la moquette la veille celle-là.
Voilà c'est sans commentaire c'est du Divin Thaïlandais ;)
bises


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Aujourd'hui je suis passé dans un Palace. Le fleuve Chao Praya qui traverse Bangkok 
en est bordé et chacun possède de petits bateaux en bois qui font navette de l'un à l'autre.
 Une occasion m'a fait accéder à l'un d'entre eux. Côté rivière donc. 
Parce que côté cour c'est chasseur et Limousine.
Plan d'eau en extérieur. Luxe calme volupté etc..
Dans le hall d'entrée des lustres de trois mètres de haut accrochés à un plafond perdu dans la brume.
 Au niveau du sol des canapés dans des tissus que je savais même pas que ça existe.
Penser que c'est le quotidien du moindre homme politique ou personnage médiatique français...



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Délirium épais

Bangkok comme une immense poubelle.
Dans le caniveau, tu marche entre  les rats et les cafards,
rasant les murs et rasé par les automobiles, odeurs d'égouts, chaussée de cambouis.
Une machine à coudre, un marchand de brochettes grillées, enlacés dans la jungle urbaine.

Le kitch thaïlandais.
Ils acceptent tout, ils mélangent tout, ils assimilent tout.
Ratatouille land ça devrait s'appeler. Sucré salé, tradition et modernisme, bon et mauvais goût.
So British somewhere. Gloubibulgaland.



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« The husband of my sister is the adjoin mayor to the city of Grenoble! In France! 
Do you know Grenoble? the Olympic city ? Nineteen sixteen height? He's journalist 
and I talking to him about this shame story. He'll wright a paper in the district 
to this shame process of your country !»

Bangkok.
Ministère du commerce Thaïlandais. Bureau des réclamations.
Chemise neuve pour l'occasion, rasé et gominé.

Il me scrute de ses petits yeux. Je lis ses pensées, genre toi tu commences à me plaire.
J 'ai encore perdu une occasion de me taire. On en était à 85 % je sens qu'on redescend.
“Verfridavétrangzéwhere ?” Je comprends rien. Il s'excuse de parler un anglais pire que le mien. 
Ça le fait rigoler. On rigole.
« I want all my money, they lied to me »
Il me dit que c'est une technique de vente, que ce n'est pas possible de récupérer tout mon argent, 
que j'ai acheté cette bague il y a un an et que 70% c'est déjà beaucoup, qu'il n'y est pour rien. Revenez à 13h.
 Le bijoutier sera là pour négocier.
Bon, finalement je perd 100 € sur un an, je m'en sors pas trop mal je trouve.

Surtout qu'il y a trois jours à l'ambassade de France :
«...Achetée l'année dernière ? »
Le Cerbère de service répète après moi et me regarde comme un demeuré.
« Commencez par aller voir si la bijouterie existe toujours.
 Ils changent de nom ou de propriétaire en une journée et vous ne pouvez plus rien. »

Deux heures après devant la fumeuse bijouterie:

«  If you stay here, no money! »
La vendeuse jette de rapides coups d'oeil alentours en s'interposant entre moi et deux pigeons potentiels 
à qui j'allai crier de fuir cet endroit maléfique. Ma parole c'est Bangkok dangerous, la Triade est pas loin.
 C'est Roger et Georgette, bermuda-sandales, qui bondissent d'un tuk-tuk et foncent tête baissée dans le magasin,
 alléchés par l'odeur alléchante de l'argent gagné sans rien faire.
Devanture discrète, vitrines fumées, on ne sais pas si c'est habité. 
Seul un petit panneau « open »dans un coin de la façade.
Un type assis par terre un quart d'heure plus tôt quand j'arrive : «  Are you became before ? »
J'essaie de voir à travers le verre fumé «  Yes i do »
« It's close, it's close! »
La porte s 'entrouvre : « Welcome! « 
J'entre. Je connais les lieux. Bijouterie normale. Personnel nombreux somnolant et observateur en coin.
Je dis que je viens pour un saphir, oui bien sûr, non pas pour acheter, pour un problème, 
non pas de problème, suivez-moi au premier étage. Bureau nu, néon cru, je viens me faire rembourser, 
how, wait a mainête, arrive la mère supérieure. No refun, one year it's to late, we change directory.
« Ok I go to the police »
“...”
“wait a ménette ok for 50% and we all forget.
« No, I go to the cops. »
Sa copine me raccompagne « how much you want ? »
Je sors. Elle me rejoint devant la porte. La mère sup. est d'accord pour 70% 
et on en fini avec cette histoire. Je perdrai 250€. Ça passe pas. Roger et Georgette arrivent,
 s'engouffrent, et moi je m'en vais.


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Délirium épais

Pourquoi les asiatiques sont petits?
A mon avis en réduisant la surface exposée le corps souffre moins de la chaleur.


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A la façon de Feu Coluche :
"Oui euuuuuu, y'en a qui disent les Thaïlandais sont exceptionnellement
tolérant dans beaucoup de domaines. Moi je dis d'accord,
mais quand on voit ce qu'ils trimbalent c'est quand même la moindre des choses."
Oui mais bon.

Quand je pense à la Thaïlande je bande, je baande,
quand je pense à l'Indonésie


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Salathaï Guest House.

Végétation.
Depuis un mois.
Au fond de l'allée, terrasse fleurie sur le toit.
Chambre bambou avec vue sur la cour et matelas par terre.
Lavandières dès l'aurore. Ambiance XIXème siècle.

Piscine tout près,
parc pas loin.
Dans la pénombre du salon télé, bière et ventilo à l'heure de la sieste.
Les Anglais font le siège.

L'après-midi nombreuses chaînes éducatives à la tv.
Cours d'Anglais, de musique, de Français, de maths.



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Ted est Anglais, la quarantaine, et travail depuis sept ans pour une société
anglaise en Thaïlande et au Vietnam. Sans jamais être rentré chez lui.
Ted n'aime pas le sourire imperturbable des Thaïs.
Il n'a jamais essayé d'apprendre la langue.
Ted dit que la vie ici c'est ok.


Robby aussi est Anglais, sportif. Il commerce par Hong-Kong, d'où on exporte
pour moins cher. Robby vient régulièrement en Thaïlande depuis vingt ans.
Il ne dit pas " Tu vas dans le sud ?" mais "Tu vas à la plage ?"
Robby part pour l'aéroport avec une malle à roulettes plus grosse que lui.


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Dix minutes de métro aérien plus loin immersion totale dans le vingt et unième siècle.
Un des plus grand centre commercial d'Asie.
Un quartier entier voué au culte de la money.
La Part-Dieu à côté c'est même pas la moitié d'une épicerie arabe.
Science fiction.
Les vitrines c'est le feu d'artifice, que de l'international.
Des espaces genre halles de gare.
tu peux marcher toute la journée sans t'arrêter, d'un building à l'autre.
Et bien sûr il y a un restau tous les cent mètres.



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ça y est!
j'ai trouvé mon lieu de villégiature : Le bord de piscine.
Transat, Baignade, rafraîchissements.
Je comprends les européens qui trainent
d'un bout à l'autre de l'Asie sans jamais vouloir rentrer.


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Amis d'la poésie bonsoèèèr!

Y font chier avec leur bagnole.
Y s' croient tout permis.
Ici avoir une voiture est un signe de réussite social fort.
Le piéton respecte l'automobile comme un chien respecte son maître.
M'en vais y foutre des coups de pompe dans les portières ça va l'faire.



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C'est pas des trottoirs c'est des tordoirs.
J'ai failli déjà me péter dix fois fois la cheville.
Si tu décolles le regard du sol t'es foutu man !



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L'anglais en 9999 leçons. La dernière vous est offerte. Dis merci malpoli.

Dans la rue on vend des herbes et des graines pour survivre pour quelques baths.
Dans le building sur le même trottoir on peut manger une assiette à 3000 baths.
Toy travaille six jours sur sept à l'hotel  Malaysia pour 6000 baths mensuel.



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 Aujourd’hui 1er mars : pluie!
Un mois jour pour jour depuis mon arrivé. Quelques gouttes.
Mais nuageux toute la journée, ce qui n’empêche pas la chaleur.
L’autre jour je regardai un type boire un bol de soupe qui devait être un peu trop spicy. 
Ou alors il a avalé de travers. Bref il s’est un peu étranglé et dû avoir recours 
à un certain nombre de serviettes en papier pour apaiser son irritation. 
Cela m’a rappelé que personnellement chaque spicy soup que j’ingurgite 
se termine invariablement de la même façon : Irritation sinuso-nasale 
qui déclenche l’écoulement de ce dernier, à savoir un filet de nif 
qui si tu n’y prends garde s’écoule lentement dans le bol pendant que tu le consomme. 
Ô combien de litres de cette cervicale liqueur se sont écoulés 
dans ces bols en plastique usés par les années ?
Bon appétit.


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 L ‘année dernière à la même époque est morte aussi la sœur du Roi.
Nous étions arrivés à Bangkok deux jours plus tard
il me semble et le noir était de mise. La tradition
 l’impose  trois mois Durant voir six pour les plus assidus.
Mais  l’intérêt de la chose est une distribution gratuite de repas
à toute heure pendant quatre mois. Sur l’immense esplanade et une
centaine de  mètres seront installé des tentes sous lesquelles des
forçats de l ‘épluchage vont  officier sans interruption devant
des montagnes de légumes. Lesquels cuisinés sur place seront distribués,
 agrémentés de riz bien sûr, de quelque viande aussi et à volonté.
Nous avons profité plusieurs fois de ces repas, à un mois d’intervalle même.
J’imagine aussi le bénéfice pour les plus pauvres,
qui n ‘étaient d’ailleurs pas et de loin les plus nombreux pourtant
aux heures de nos passages.
Bref on s’en fout et alors les funérailles ont durées plusieurs mois aussi.
Relaté par la charmante guide interprète française du musée national
citée précédemment. L ‘immense place est dévastée à ce jour,
la coutume voulant qu’elle ne fût plus utilisée par la suite.
Ce fût paraît-il grandiose, bien qu’elle n’ ai pu elle-même y assister.
Des centaines de milliers de fervents s’étaient déplacés
de tous le pays créant une marée humaine. Des processions
à n’en plus finir et des chars immenses et fastueux
que j’ai  pu voir d’ailleurs pour transporter la dépouille de la défunte.
Ô plendeur et splendides coursiers vers l’éternité,
de quelles montures devras-tu te caparaçonner ?
Paraît-il aussi que la nombreuse fratrie du Roi
s’étant déplacée aussi et l’étranger n’ayant pas le droit
de regard sur celle-ci (!), lors des déplacement de l’un d’eux dans les palaces,
les nombreux sbires vous projetaient au sol dans les couloirs.
Prosterne-toi, chien d’infidèle! (humour).



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Noodle soup

C'est une noodle soup (soupe aux nouilles) qu'on peut manger au coin de la rue, sur un coin de table
assis dans un coin. Non c'est pas du canard, c'est du poulet.
Les nouilles sont au fond d'un jus pas  ragoûtant et à la surface flottent trois morceaux.
D'abord tu ne vois que la patte. Pourquoi avoir mis un morceau de poulet mort dans ma soupe ?
Les salauds. Parce que je suis un étranger.Une patte entière avec ses cinq doigts et son poignet.
A côté ça ressemble à du foi, c'est compact et marron. Ouf! : Un pignon de cuisse normale qui me renvoi
au repas familial dominical. J'en avait bien besoin. En fait le jus est savoureux.
En face de moi une jolie Thaï croque en rêvassant les doigts de poulet un à un comme des friandises,
avalant sans distinction os et cartilage.
Je m'approche de ma patte qui flotte, je lui fais un léger baise-main sans conviction.
A la rigueur je veux bien lui arracher un doigt avec les dents... Le goût est assez subtil,
celui du foi aussi d'ailleurs. Tout ça n'est pas engageant et pourtant c'est très bon.

	

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Parlons Q

Rendez-vous des beatniks dans les 70' le Malaysia hotel est aujourd'hui un point de rencontres gay.
D'une manière général le quartier entier est en fait répertorié comme tel.
Comme dit mon amie Toum en cherchant du regard alentours: " Une fille ? Où t'as vue une fille par ici ?"
Bref elles sont bien toutes mignonnes allez!
De toute façon pour l'instant c'est libido zéro. Les filles, il y en a quand même ;)
qui te sollicitent moi ça me coupe l'envie. Je suis un cas désespérant.
Je viens de lire un article sur la masturbation masculine à partir de cinquante ans
qui paraît-il serait excellente contre les risques de cancer de la prostate.
Et par contre très déconseillée pour les vingt trente ans.
Allez les quinquas astiquez-vous le manche c'est bon pour la prostate à pépé !




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Moon bar

Sukhotaï building.
floor 60'
Ciel ouvert.
Mer de scintillement.
Service de prestige.
Pas dégueu.


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D ‘aucun raillerons le charme désuet de ma chemise hawaïenne.
C’est une chemise que j’ai dégottée l’an dernier à la même époque
sur un petit marché clandestin dans une ruelle transversale et délaissée,
genre brocante, fourni en vêtements plus ou moins démodés: Caleçons de coton à dentelle,
pattes d’eph, robes en tout genre n’ayant rien à envier aux tabliers de nos grand mères…
Ce mélange de couleurs ringardos allié à ces motifs de cocktails Martini dry et palmiers
sont pour moi le comble de la chemise hawaïenne qui tue.


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Ici chaleur. Il n'y qu'au bord de la piscine, dans les magasins, le métro ou sous le ventilo
que c'est supportable. Sinon tu marches une heure, tu roupilles une heure.
		


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Savez-vous que j'ai envoyé Hollywood se faire foutre le jour
ou j'ai estimé que le système devenait fou et, en me payant trop cher,
allait me transformer, moi aussi, en un salaud insatiable et goulu ?
Reste à refuser, oui. Et à rire.Et, puisqu'on en est aux Indiens, reste à sauver, chacun,
la part d'indien qui est en soi.

Jim Harrison


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Piscine

C'est une fille qui enlève les herbes folles.
Délicate, une à une.
Ces lierres sauvages qui dégringolent de la pergola en bordure de bassin.
Tout à l 'heure elle observait, le buste seul émergeant de la végétation.
Elle m'observait en train de me taper mon petit déj' au bord de la piscine.
Me repaissant d'oeufs au bacon et d'auto-satisfaction.
Jus d'orange et brise légère dans les palmes.
J'avais une putain de dalle j'aurais bouffé le cul d'un éléphant.



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Marriott Resort & Spa.

Frac et gants blancs.
Bateau Navette du Marriott.
En cas de croisement avec une autre embarcation, baisse du régime
pour ne pas trop chahuter son illustre cargaison.
Débarquement.
On te salue Kaî en costume blanc et gants assortis.
Ils n'ont rien compris à l'Anpe de mon quartier, Il faudra que je leur explique.
Champagne au petit déjeuner.
J'ai remis ma chemise neuve, me suis procuré l'attaché-case. Respectabilité.
Je prends le café le plus « corsé » de ma vie. Un des meilleurs aussi.
Ici c'est moi le Thaï avide.
Jeux de regards. «  Salut, tu veux pas qu'on soit copain ?"
Ca parle fort et de manière circonstancié.
Ca se gratte le nez. Ils sont habillés comme des ploucs.
Certains hotels proposent des buffets à volonté.
J'y avait renoncé mais là on parle carrément d'une simple assiette...
Colonnades géantes genre Arts Primitifs érigés en flambeaux au bord du fleuve.
La nuit ça doit le faire.



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Délirium épais

L'éloignement qui rapproche.
C'est marrant comme j'ai l'impression que c'est plus facile
de dire quand on est à de milliers de kilomètres.
"Tu peux paaa m'attrapééé nananèèèr

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Rupture

Les immenses colonnes Doriques blanches comme de la craie expendaient l'espace,
désignant d'un index implacable des nuages trop blancs sur un ciel trop bleu.
Des Cubains multicolores et noirs, gigantesques, se détachaient du décor.
Les vieilles américaines jouaient le jeu en ajoutant leur démesure.
H    a    b    a    n    a    .

Ils se regardent à travers leur Mojitos.
La courte pluie donne une lumière fraîche et dorée au soir qui s'installe.
Elle lui dit écoute tu vois bien, c'est plus la peine.

Sur le trottoir d'en face il marche avec la lenteur d'une fin de journée.
Chapeau de paille, peau mat, torse nu.
L'autre arrive brusquement à sa hauteur, tenant le lourd pavé à deux mains.

Il lui dit je sais. Il savait que Lilaa, sa crème glacée au parfum des îles
arrivait au bâtonnet.
Il lui dit: "une dernière fois allons sur l'île".

Il frappa le haut du crâne. Un bruit mat résonna quand le pavé roula à terre.
Il s'enfuit d'un rapide coup d'oeil pour le voir s"affaisser.
Malgré la violence du coup l'autre s'incline d'abord lentement de côté,
posant les mains au sol avant de  s'assoir et de résister
à l'impérieuse nécessite de s'allonger.

Ils n'avaient rien perdu de la scène et se turent un instant.
Des badauds observaient cet homme à terre, épuisé,
luttant contre la mort. Elle lui dit d'accord.
 

B  a   h   a   m   a   s. 
Cocotiers. Soleil brûlant.
Elle lui dit il est là il m'attend.
Il lui dit il peut bien attendre cinq minutes non?
Elle lui dit que non en expulsant la fumée comme un dragon et en écrasant sa cigarette.
Qu'il pressé de quitter ce patelin.
Il la retient par le poignet. D'un rapide coup de langue lui lèche l'avant-bras .
Le sel. Il y a quelques heures seulement.

Il se noyait. Les yeux ouvert vers le soleil, vers son visage, la-haut,
au-dessus de la surface de l'eau.
Les rayons lumineux filtraient à travers l'onde.
Sa langue jouait dans son corps. enfin Il la sent frémir,
perçoit le plaisir sur son visage, émerge la tête et respire.
Elle le plaque par les cheveux contre son ventre.
Elle lui dit mon amour.
Il lui dit zgzglargloub
en recrachant de l'eau de mer par les trous de nez.

Coconut's Hill. Deux jours avant.
Le hall d'accueil ressemblait à une gigantesque serre tropicale.
canapés immenses, marbres d'Italie.
La longue travée exotique se jetait directement dans la mer.
Elle s'était dirigé d'un pas nonchalant dans sa direction,
perdue en rêveries d'une fin de matinée déja chaude et sensuelle.
Il était passé quelques instants auparavant et devrait l'attendre à l'ombre.

Lorsqu'elle revint à elle l'autre était là. Rentré par effraction.
Il avait mis le pied dans la porte sans le savoir
jusqu'à ce que leurs regards se croisent. La suite n'était que compliments d'usage.
Il conclu en lui murmurant J'espère vous revoir très bientôt.Elle respira son souffle.
Le contraire me paraît difficile, je monte rarement quatre étages à pieds.
Liftier. Avec une aura qui lui faisait baisser les yeux.

Lui était à l'ombre et la lumière l'empêchait de saisir toute l'intensité de la scène.
Mais cette mobilité imperceptible et irréelle de ces deux corps comme un seul,
cette suspension du temps - oh! deux secondes tout au plus - le cravacha au visage
et il sut qu'ils avaient définitivement basculés. Chacun de leur côté.

La route s"arrache à la forêt tropicale au pied du Corcovado.
Jaka mola, jaka dura.
Elle lacère ensuite un panorama féérique pour venir mourir dans la baie grandiose .
Hitchcock. Les enchaînés.

I  p  a  n  e  m  a.
Une mer tonique et pétillante on the rocks.
Fulgurance des corps. Samba. Rythmes. sous le soleil.
Energie.

Carnaval. Dans la moiteur des corps pressés, enlacés.
Attention au regards que tu croise.
Candomblé. Zombies. Vaudou.
Elle n'a pas senti l'aiguille la piquer lègèrement au coude.
Elle n'entend pas non plus les quelques mots
qu'il prononçe tout bas en lui touchant les cheveux.
Lui n'était pas loin mais il n'était pas là.
Tous les soirs maintenant les yeux révulsés, convulsive,
elle psalmodie  des horreurs.
lui la regarde et il pleure.
Lilaa ne se souvient de rien

Lilaa ne sourit plus au matin
Elle préfère plisser les yeux et laisser son regard fulgurer.
Lilaa est  malade. Il lui faut un sorcier.
Il lui faut le sang d'un poulet.

Celui de Raymond fera l'affaire.
Il termine sa bière, sort du commissariat.
Paw paw  à bout portant. Treizième arrondissement.
Tombe la gueule dans une merde de chien. Raymond n'aimait pas les chiens.
Il rêve son agonie, entend sa petite voix qui dit:
Je t'ai donné tout mon amour à toi, la merde de chien.
J'ai trop crevé d'envie d'aimer.
Aimer n'importe qui, n'importe quoi ?
Finalement ne plus pouvoir tenir et aimer comme on se pisse dessus.
sans pouvoir se retenir.



		.....



Partout dans le monde des hommes s'échouent sur les rivages.
Inlassablement ils usent les jours contre le le vent,
sèchent au soleil les plaies de la muselière à peine tombée.
Ils ont fuient. Là où l'on sait enfin que l'espace est fini.
Essayant de comprendre la vie qui leur a été empêché.
Plus rien à dire, plus rien à faire. Juste écouter. La résonance.



            ....


Envies

Envie d'une raclette au fromage
Devant la flambée
Dehors la nuit mordue par le froid.

Envie d'un chalet sous la neige
perdu dans les sapins au petit matin

Envie d'une randonnée sauvage
dans l'immensité du Montana


        .....



Etre en Thaïlande c'est plus agréable
qu'être en Sarkoland
C'est un peu comme être à Disneyland
pour les occidentaux plein de baths, c'est bath



        .....



tarte

Immobiles, sur le bord des routes.
Assises derrière une carriole, vendeuses de cuisine locale ou de babioles.
Les yeux mi-clos et le regard perdu elles mettent le temps en stand by.
Le visage tendu, on devine à quoi elles pensent.
Elles calculent les chances de s'arracher de ce putain de bord de route.
Et savent que ça va pas être de la tarte.



			.....



Un cri dans la nuit

Cri de colère et de désespoir d'une telle intensité qu'il me fait sauter de mon lit.
Bruits de bousculades, de cavalcades. Cris de femmes. Juste derrière la porte.

Putain de merde. Si le gars qui vient de crier fait irruption dans ma chambre
avec des intentions pas forcément amicales je donne pas cher de ma peau.
Première chose qui me vient à l'esprit : il s'est passé quelque chose
dans le pays et ils zigouillent tous les étrangers.
Dehors ça continu à brasser, bruits de courses, de chambardement.
J'imagine facilement plusieurs individus machette à la main forçant systématiquement les
chambres.
Et bien croyez-en votre humble (hum!) narrateur, au lieu de me barricader ou d'envisager
une fuite par la fenêtre, tout ce que j'ai trouvé à faire
c'est d'aller m'enfermer dans la salle de bain.
Sûrement pour attendre bien sagement qu'on vienne m'égorger comme un lapin.
Assez perturbé et dans un demi sommeil je me ressaisi je me dis c'est pas possible
ici c'est une station balnéaire familiale il y a des enfants partout.
Bref le calme revient progressivement après des heurts,
voix de femme autoritaire qui domine des altercations verbales virulentes
pendant de longues minutes. Je n'ose pas sortir.
C'était une descente pour serrer quelqu'un dans une chambre à côté paraît-il.
Quoi qu'il en soit si une situation pareil se produisait dans un pays
instable..J'ai du boulot ;)



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Les longs tails

Ces bateaux effilés pour le transport des touristes aves un arbre moteur démeusuré
-(j'aime écrire "arbre moteur" ça fait ingénieur)- qui permet une maniabilité intéressante.
Pittoresques avec leurs étoffes à la proue, sagement alignés en bord
de plage ils ne dégagent ni odeurs ni saveur, bateaux taxis de carte postale.
Mais quand vient le soir et que la puanteur de égouts envahie les rivages
surgissent alors les fantômes de ces embarcations qui s'animent tout à coups,
habitées par des temps révolus.
Les coques noires se mettent à craquer, à suinter de l'arrière à la proue
de cette époque ancienne où la survie par quelques poissons
dépendait des pieds dans la vase jour et nuit dans ce décor paradisiaque.
Comme chantait Bruno Carette dans "Les nuls l'émission" il y a maintenant déjà 20 ans:
"Dans les rizières de Saïgon, y'a le Nuoc mam qui sent la m."
Mais aussi : "Tout petit, tout petit, oustiti"
Et encore : " J'en ai plein les c."



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Le skytrain - métro aérien- survole Bangkok et divise par 4 la durée d'un trajet.
Un quart d'heure confortablement installé avec climatisation 
au lieu d'une heure dans la fournaise et la pollution des embouteillages.
A l'inauguration y a dû y avoir des pleurs de joie.
Mis en service en 2005, comme l'aéroport international 
ainsi que les nombreuses lignes aériennes intérieures dans ces années-là.
Ma parole il y a dix ans la Thaïlande c'était le Cameroun ? ;-)



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Découvrir une autre culture sans connaître la langue
juste ce que tu vois, entends et ressent, un peu comme un aveugle explore
le corps d'une femme.
Est-ce que je découvre ce pays ou est-ce que je l'invente?
Est-ce que je me découvre...


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Asie pas comme un continent mais comme une spiritualité.
Athmosphère toute entière qui vibre de ces millénaires de pensées Bouddhistes, 
d'abnégation de soi, de tolérance,
de  compréhension, et comme une éponge te voilà imprégné petit à petit par cet état des choses
qui s'insinue lentement dans tes veines dans ton sang, dans ton âme. 
(c'est beau hein?)

Asie comme un pèlerinage, un Saint Jacques de Compostelle intérieur.
Une renaisssance, une page blanche à noircir. 


Asie à la faculté de pouvoir vous absorber comme on gobe un oeuf.


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Par DrTAO le 14 juillet 2007 19h40


Et dieu donna le temps à l'Homme pour qu'il se perde dans
 le labyrinthe de ses angoisses. Le temps semble une
 préoccupation toute occidentale. Un objet de mesure
 et de souffrance.
L'esprit est un arbre dont les parties du tronc 
 se fichent en terre pour donner vie à un nouvel arbre multiplicateur.
 Ainsi naissent les forêts dévorantes qui obscurcissent le quotidien 
des soucieux. Penser c'est associer, là est la cause des errances,
 des erreurs, des théories, des esclavages. Certains humains
 apprécient la beauté de leurs égarements. Pourquoi pas,
 l'art n'est pas loin. Le démon se nourrit d'hallucinations.
Le temps libre, le temps de la liberté, liberté de vivre, 
liberté de travailler. Latitude indéfinie et lassitude sans fin.
 A la recherche du temps pendule, temps biologique. Le temps perdure
 et se renouvelle, temps psychologique. Le temps colore la voûte des 
cieux, temps divin.

On a parfois besoin de secouer le temps pour lui faire reprendre vie.
 Le temps est un tapis éculé devant la tente des sages. 
L'homme nu y secoue la poussière des ages. 
Le temps est le tamis de l'infini. Il bat aux tempes, 
il frappe au sol. Le temps est un appel de gorgone 
qui échoue aux falaises. Le temps s'étire sur nos entrailles, 
bombant nos côtes d'un souffle éphémère.
L'Homme sans temps s'entend.


http://blogs.lexpress.fr/attali/2007/07/prendre-son-temps.php



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Par DrTAO le 21 juillet 2007 23h28


Assumer les épreuves tout en lâchant prise.
Qu'êtes-vous en train de perdre en ce moment? A quoi avez-vous échappé?
Nous voyons souvent les obstacles comme extérieurs
sans nous rendre compte que ce ne sont que des résistances intérieures.
Nous ne perdons jamais, même si parfois le sacrifice est nécessaire pour retourner à l'essentiel.
L'illusion de vouloir tout contrôler se heurte à la force de l'impuissance
et du laisser aller, du laisser faire. Point de fatalisme 
dans la -soit disante- perte du libre arbitre, mais la soumission
 au devoir d'évolution, à l'expression du destin.
La création est un processus alchimique. La destruction une démarche de purification.
 La sagesse une vérification.




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...Mais il savait que tout n'était que nada y pues nada y nada y pues nada.

Notre nada qui êtes au nada, que votre nom soit nada, que votre règne nada,

que  votre volonté soit nada sur la nada comme au nada. Donnez-nous 

notre nada quotidien. Pardonnez-nous nos nadas, comme nous pardonnons aux nadas

qui nous ont nada. Ne nous laissez pas nada à la nada, et délivrez-nous du nada, pues nada.

Je te salut néant, plein de néant, le néant est avec toi.


Paradis perdu	E. Hemingway



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Considérant notre période terrestre comme une oeuvre. 
Picturale.
Une première partie consistant à crayonner l'esquisse 
tu ne pourras dans la seconde que délier 
tes couleurs sur cette seule esquisse.



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C'est sûr que au début cela rebute le plastique
élevé au rang de décoration raffinée. 
Ensuite le regard change et tu ne vois plus des chaises
Allibert crasseuses mais quelque chose d'essentiel, inhérent au pays 
et qui te permet de t'assoir à l'ombre et 
de profiter de la bise et du  paysage.


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Chez nous toujours plus de confort superflu.
Désolidariser les populations par des peurs de toutes 
sorte et la première, celle du lendemain. 
Diviser pour mieux régner
et vendre plus - compenser les angoisses -
cercle vicieux éminement bien rodé


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Habiter un pays émergeant comme un acte militant 
refus de cautionner plus longtemps un système marchand hypertrophié


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Ils vivent plus juste que nous.
Ils ont l'essentiel et nous le superflu


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Orient berceau du Christianisme.


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trains

J'aime les trains.
Tout à coup ils s'ébrouent et s'en vont 
cahin-caha leur bonhomme de chemin.
On pourrait descendre en marche et trottiner à côté
pour se dégourdir les jambes. Portes ouvertes, 
assis sur le marche pieds à contempler le paysage qui défile
est une place privilégiée qui vaut son pesant de cacahuètes.


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Scooter

Le scooter comme élément essentiel du quotidien.
Moyen de transport et ventilateur à la fois,
customisé dans tous les styles, superbes.
A trois dessus, voir quatre, conduit de 7 à 107 ans.
Spectacle permanent.


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Vendeurs de rue

Brochettes de quatre ou cinq bouchées au poulet, à la viande,
saucisses, friture de crabe, crevette, calamar en rondelles
y'en a pour tous les goûts. Un régal.
C'est vraiment dans la rue que tu manges le mieux.
Le savoir faire culinaire des mamas thaïs sur des
plats aussi simples que les soupes, riz ou pâtes frits.
Un monde de saveurs. 


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L'autre jour je me précipite entre deux bus pour acheter une brochette.
Je vois quelques morceaux de poulet..ok
Dans le bus je commence à grignoter..
Qu'est-ce que c'est que ça ? Des croupions ! 
Deux brochettes de croupions de poulet..





welcome